17 avr. 2007
Une petite pause
Le temps de repeindre la cuisine...
Le temps de changer les robinets...
Le temps d'aménager les placards...
Le temps de faire des cartons...
Le temps de les transporter...
Le temps de les déballer...
Ranger, nettoyer, peindre, aménager, emménager,
et changer de fournisseur d'accès...
...on sera bien alors début mai...
Une petite pause dans ce blog
11 avr. 2007
Fascination
Toute gamine, déjà, je rêvais de Lyon.
Depuis ma banlieue, cette ville m'attirait comme le plus beau des joyaux. Parfois nous sortions à Lyon, avec mes parents. J'étais émerveillée par les lumières de la ville, tout simplement.
Et par les immeubles. Les immeubles anciens, comme ressurgis des contes que je lisais à l'époque. Surtout le quartier Saint Jean, avec ses cours, ses escaliers en colimaçon, ses rues secrètes qui passent sous les immeubles. Et des rebords de fenêtre en pierre dorée. Ah ces rebords de fenêtre ! Un vrai décor pour jouer Roméo et Juliette, ou Barbe Bleue...
Aujourd'hui encore, je suis fascinée par cette ville...
Cette ville a tout pour elle. Deux fleuves (plus précisément, une rivière et un fleuve) et deux collines. Donc des méandres, des courbes, des creux et des monts qui accrochent la lumière. Des quais colorés et des quais arborés. Des monuments imposants et de grandes rues rectilignes en centre ville. Des ruelles tortueuses tout en escaliers, dans les quartiers historiques des collines.
Car cette ville a un passé, que j'ai découvert petit à petit. Toute une
richesse. Comme les pièces d'un puzzle qui s'assemblent pour me faire découvrir
ce qu'est l'identité lyonnaise.
Etudiante, j’étais proche du quartier où les gallo-romains nous ont laissé une
fabuleuse salle de concert à ciel ouvert. Le quartier appartenant en partie au
clergé, en haut de la colline, avec une vue somptueuse qui ouvre jusqu’au Mont
Blanc les jours où le ciel est clair.
Après une période "d’exil" (à moins de 100km !) j’ai enfin pu habiter Lyon, et je ne l’ai plus quittée
D’abord pour habiter dans un quartier où les soyeux, les "canuts", ont construit ces immeubles si particuliers, en haut de ces pentes et ces traboules où ils transportaient la soie à travers les immeubles.
J’habitais, comme dans mes rêves, un appartement avec rebords de fenêtres en pierre et poutres au plafond. Et cela me faisait rêver. Mais ni Roméo ni Barbe Bleue ne sont venus me sortir de mes rêves ! Par contre j’ai découvert un quartier très vivant, autour de son marché, de ses commerçants et des petites places où les soirs d’été on peut jouer aux boules. On peut aussi facilement descendre le long des pentes, boire un pot ou manger dans un bouchon le soir en centre ville, et remonter à pied, quand les derniers bus sont passés…
Et puis le prince charmant, comme dit la chanson, est parti avec la belle au bois dormant. J’ai décidé de changer. J’ai reposé les pieds sur terre et j’ai trouvé un quartier plus excentré, moins côté, plus dans mes moyens. Plus résidentiel, plus métissé, et plus plat aussi, ce qui est bien pratique pour se déplacer à roller, ou utiliser ces drôles de vélos en libre service qui sont partout maintenant. Quelle innovation intéressante, les vélo’v. Car autant qu’une ville d’histoire, Lyon sait être une ville créative. Les murs peints, ou le premier film des frères Lumière en témoignent.
Dans quelques jours, je déménage, toujours dans le même quartier. Mon adresse se terminera encore par ce nom de ville à quatre lettres. Une ville que je crois j’aurais bien du mal à quitter...
Crédits photos : site internet de l'office de Tourisme et site de la Ville de Lyon .
06 avr. 2007
Les taxis
Je n'aime pas les taxis lyonnais !
L'autre soir j'ai failli me faire renverser. J'étais en roller, je traversais au feu vert pour les piétons.
J'aurais dû me méfier, pourtant, mais il n'avait pas mis son clignotant. Je ne pensais pas qu'il pouvait tourner sans mettre son clignotant alors que le feu était vert pour les piétons.
Souvent je peste contre les taxis lyonnais. Toujours plus vite... Ils semblent ignorer ceux qui les entourent.
L'autre jour, en arrivant au travail, un taxi qui déposait quelqu'un m'a coupé le passage. Toujours premier, hein ? Toujours pressé ?
Et puis je me suis regardée...
Je me suis vue pressée pour aller travailler.
Les taxis sont-ils pressés aussi ? Pas dans le sens où ils se dépêchent, non, dans le sens où on les presse ?
Est-ce que je ne me sens pas pressée, moi aussi, dans ce monde de rentabilité ?
Doivent-ils faire toujours plus vite pour des clients qui veulent payer moins ?
Je me suis revue, quelque fois, prendre le taxi, et regarder le compteur en espérant qu'il n'y ait pas trop de bouchons, que le compteur ne tourne pas trop vite.
Alors je me suis demandé si nous ne sommes pas nous même responsables de ce monde de mondialité dont nous nous plaignons tant.
Celui où le client veut du moins cher.
Celui où on presse les gens pour qu'ils se dépêchent de produire plus et moins cher.
Parfois je regarde les chevaux qui prennent le temps de brouter, et je me dis que nous sommes fous.



