13 nov. 2006
Difficile...
Parfois j'ai du mal à assumer mon état de "nullipare".
Ca me le refait à chaque fois qu'on sort avec des amis, bien sûr il y a toujours un couple qui a un enfant dans le lot, qui vient d'avoir un bébé, qui compare ses progrès avec les autres, qui montre des photos.
En général les deux premières heures de la soirée j'assume bien, et au bout d'un moment j'ai envie de partir car une sorte de vague à l'âme me vient...
J'aurais envie de dire à ceux qui ont des enfants de ne pas trop en faire part, ne pas l'étaler comme une richesse ultime. Puisqu'on considère toujours comme mieux ce que l'autre a, et bien moi j'aimerais avoir un enfant comme eux. Pourtant je comprends leur envie de comparer leurs aventures, de partager leur
émerveillement, sûrs d'avoir une réaction positive. Car je suppose qu'elles sont rares, les personnes qui réagissent mal à la vue d'un enfant. Et bien moi, je réagis mal, passivement, au bout d'un moment j'ai envie de quitter la soirée, me retirer doucement. Vaincue par tant de bonheur.
Pourtant, je ne suis plus seule, je suis dans une meilleure veine qu'il y a deux ans quand j'ai découvert que mon mari n'en voulait définitivement pas. Bien sûr, nous essayons, j'en aurais peut-être, pas avant neuf mois, dix mois, dix-huit, trente mois... jamais ?
En attendant, je me force à aller voir des amis, ne pas m'enfermer, ne pas baisser les bras.
Globalement la vie me sourit, sauf dans ces moments où cette lame de fond vient me remuer, et me faire sentir comme ce magnifique vase sans fleurs...
Commentaires
Mère de trois enfants, je réalise en te lisant à quel point les parents sont égoïstes : chacun se gargarise des prouesses de ses petits chéris, sans penser aux autres...qui ne sont pas encore passés par la case "couche-culottes" !
Cela me rapelle les soirées et dîners où je devais endurer toutes les cop's escortées d'un boyfriend ou d'un mari, alors que je restais désepérement la "bonne copine" de tous mes coups de coeurs... Et puis, un jour,... j'ai croisé "Cher et tendre" et... je l'ai demandé en mariage quinze jours plus tard (il y a de cela quinze ans !). Donc hauts les coeurs et au diable l'égoïsme !
Lâcher prise
Ce que je vais te mettre peux te sembler d'une platitude extrème, mais tu n'es certainement pas un vase vide, parce que tu n'as pas encore d'enfant à 35 ans ! Ne focalise surtout pas sur cette idée, elle est parfois génératrice de blocages inconscients qui empêchent momentanément toute grossesse. L'avenir te le dira. Je sais c'est très bête et ça ne console pas. Pense au lâcher prise, c'est primordial. Depuis le début de la semaine, ton histoire me turlupine. Je viens d'écrire un article te concernant, d'une certaine façon, je vais le mettre en ligne aujourd'hui. Courage et, confiance. Je ne peux pas dire mieux. Je sais, encore une fois, c'est très banal. Il y a toujours une solution à tout problème, elle viendra en son temps. :o)
Merci
Merci pour vos encouragements à toutes les deux.
Karin : je pense que tu as parfaitement compris mon sentiment, ta comparaison est juste, mon problème c'est surtout de me sentir seule dans ma situation par rapport aux autres.
Claire : ce n'est pas une platitude, et je suis contente que tu m'en parles, tout plutôt que le silence. J'essaye de ne pas focaliser, et en fait je pense que j'ai ouvert ce blog comme un projet pour combler cette attente, détourner mon attention et me permettre de la créativité en attendant une éventuelle procréation...
Les amis autour ne m'aident pas toujours, certains en me demandant à chaque fois que je les vois où j'en suis sur ce plan (ils pensent bien faire, en fait ils enfoncent le couteau dans la plaie) ou en parlant de leurs enfants.
Loin de moi d'ailleurs de critiquer ces parents qui sont fiers de leur progéniture (comme je les comprends), c'est juste qu'en le faisant ils ne se rendent pas compte qu'ils m'excluent un peu de leur monde.
Ca me fait donc chaud au coeur que deux mères comme vous se penchent sur mes petits soucis...
Créer un blog pour combler cette attente...
Comme quoi nous sommes loin, nous sommes vraiment très loin de l'exhibitionnisme de l'autre jour... Courage ! :o))
L'herbe est toujours plus verte ailleurs
Comme tu le dis si bien : "on considère toujours comme mieux ce que l'autre a", il y aura donc toujours quelque chose susceptible de te filer du vague à l'âme. Moi par exemple un bébé j'en ai, mais depuis j'ai perdu ma ligne et ça ne s'arrange pas, et quand je suis dans une soirée et qu'une copine est toute fière d'avoir retrouvé la ligne de ses 20 ans, ça me file le bourdon... pourtant sa fierté, sa joie, sont légitimes, elle ne doit pas avoir à les camoufler... Donc, je pense effectivement que c'est à toit de lâcher prise. De toute façon, tu as déjà un énorme avantage : tu as déjà le géniteur (et j'en connais des célibataires de 40 ans qui ont autrement de quoi s'inquiéter), moi j'ai eu mon premier enfant à presque 38 ans, j'en ai 41 et j'ai bien l'intention d'en avoir un autre. Bref : tout va bien, essayer de regarder la vie comme une bouteille à moitié pleine et non comme une bouteille à moitié vide !
Fin de sujet
Juliette, merci pour ton passage sur mon blog !
Tu as raison, je devrais arrêter de m'en faire et je vais écrire un nouveau billet, celui-ci n'est que trop resté en première page...
N'empêche, vos commentaires et réflexions m'ont fait du bien...
l'image du vase sans fleur est forte et belle mais je m'oppose à l'idée qu'on ne saurait être une femme heureuse et épanouie sans passer par la case "mère" ... Non, avoir un enfant ne rend pas tout le monde heureux, loin de là, mais les parents, en particulier les mère dont la vie ne se trouve pas plus belle aà l'arrivée de leur enfant ne s'en vante pas c'est logique ... avoir un enfant n'est qu'une option, en aucun cas une obligation ...
Koulou,
merci de laisser un commentaire au passage..
Par certains côtés, je comprends ta remarque.
Je comprends qu'il ne faut pas généraliser. Toutes les femmes ne veulent pas être mères, je peux intégrer cette idée. Certaines femmes peuvent être épanouies sans cela, j'en connais une qui serait probablement mieux sans avoir été mère malgré elle. Un enfant non désiré peut ne pas combler ses parents.
C'est que je me suis mal fait comprendre. Je parlais de mon cas particulier, de la manière dont ça me blesse viscéralement.
Ce ne sont pas les autres qui sont en tort, c'est moi qui n'arrive pas à assumer ce manque, c'est plus fort que moi, et ça me fait du bien de le dire...
je comprends et je connais cette souffrance de ne pas être mère .j'a attendu trés longtemps avant d'avoir mes enfants et nous avions même accueilli un enfant pour lui offir des vacances ,un premier pas vers une adoption et j'ai été enceinte .et attendre un enfant qd on a tellement attendu et desiré cette venue ,je pense que c'est une étape de la vie bcp plus forte que pour les femmes quisont enceintes avant même de savoir qu'elles le veulent .c'est une petite consolation .çà fait des enfants tres desirés et on a conscience du bonheur de les avoir à tout moment ,même si bcp plus tard c'est dur .
,et il y a auj plein de moyens pour aider les couples en difficulté de ce côté .
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